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Histoire de Maravals

Histoire de Notre Dame de Maravals
 
C’est au I siècle avant notre ère que l’on trouve les premières traces d’habitat à Montlaur, plus particulièrement au niveau des quartiers de Bonnefoy et de Maravals.
Il faut alors imaginer qu’une épaisse forêt s’étend de Belberaud à Avignonet, et que le microclimat est assez malsain à cause de la présence de marécages dus aux fréquents débordements de l’Hers. 
Au temps de la Romanité, une route relie Narbonne à Toulouse (l'Isthme Gaulois), traversant ce qui deviendra plus tard notre Commune. Le long de cet axe, un début de défrichage est entrepris pour une mise en culture des terres ainsi prises à la nature.

Les invasions Barbares, à partir du V siècle, mettent fin au développement de la contrée. La forêt reprend alors ses droits, la région revient à l’état sauvage, et l’insécurité règne.

En ce début de XI siècle, ce sont les moines de Saint Pons de Thomières qui, en s'y établissant, vont donner son nom au site de Maravals. Ce nom qui signifiait littéralement: Mauvaise Vallée (Mala Vallis, ou Mara Vallis).
Recommence alors une nouvelle période de défrichements, depuis les berges de l'Hers, jusqu'aux sommets des collines. Les cultures et les prés prennent le pas sur la forêt, et la vigne fait son apparition sur les flancs des coteaux.
Cet intense travail de mise en valeur est exprimé par le nom même de Montlaur, qui, en dialecte local désignait la configuration du terrain (Mount Lau ou Mount Laur): Mont défriché, labouré, cultivé…

Les textes indiquent la présence d'une voie publique passant à proximité de l'église Saint-Lautier, de son cimetière, et d'une place dite "planum Sancti-Lauterii" (espace Saint-Lautier).
Cette voie (carraria publica) sert aussi de limite aux parcelles des "petits propriétaires" qui vivent de manière très dispersée autour de Montlaur. Ces paysans sont établis dans des "casales", ou enclos d'une douzaine d'ares, comprenant une maison, un jardin et les terres autour.
En échange de ces concessions, les paysans doivent travailler à la mise en valeur des domaines administrés par les moines.
Le site de Montlaur et de Maravals, acquièrent alors la qualification de "Honor de Notre Dame", autrement dit, la reconnaissance de "fief" à part entière.

En 1209, le comte de Toulouse, Raimon VI, se dessaisit de ses droits au profit de sa fille, Guilhema et de son époux, le chevalier navarrais Uc d'Alfaro, fidèle soutien à la famille comtale pendant la croisade contre les Albigeois.
La seigneurie de Montlaur se constitue alors et sera reprise en 1253 par le fils de Guilhema et d'Uc d' Alfaro.
Les terres autour de Montlaur sont aussi partagées par quelques propriétaires indépendants dont le plus important est Miquel de Rous. Son domaine, "l'Honor de Pech-Bousoun" s'étend des bords de l'Hers aux frontières de Montlaur, en passant par Belberaud.
Le 17 Novembre 1238, au cours d'une grande cérémonie Miquel de Rous se met sous la protection du prieur de la Daurade auquel il vend tous ses biens.
Ainsi, malgré un réveil assez tardif, Montlaur et ses environs prennent enfin un bon départ, stimulés par la présence active des moines de Saint Pons de Thomières et des moines de la Daurade.